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LE PERMIS D’AIMER
J’te jure faut créer l’permis d’aimer demain matin Comme quand tu veux conduire tu ouvres d’abord un bouquin Ça t’évite de t’emballer et de percuter le premier clochard Ça t’évite d’être flashé en couleur au premier radar Les routes sont plus sûres depuis la création du permis à points Même si les deux trois premiers matins ça a fait tout un foin En amour comme sur les routes on meurt faute de sécurité Pourtant les virages et les croisement sont toujours signalés Mais tu vois pas toujours qu’ta copine elle croise un fonctionnaire Et t’as beau faire, t’as appelé la sécurité routière Elle saute par la portière même si elle oublie ses bagages Elle s’ra pas avec toi pour sourire au prochain péage Au péage la fille dans son petit baraquement A déjà compris que t’es sur une voie d’égarement Justement elle va dans quelques minutes laisser sa place T’as bien envie de lui proposer un café ou une glace T’en es encore à te demander quel peut bien être son âge Qu’elle sait d’puis longtemps qu’t’as envie d’un excès d’vitesse dans son corsage T’as même pas remarqué qu’la DDE limite à 60 à l’heure Avec des panneaux oranges qui s’envolent au vent et font ton malheur T’as déjà deux points en moins et t’as encore envie d’elle Tu te souviens alors d’être déjà venu dans un p’tit hôtel Tu lui dis que tu veux entrer pour toujours dans son cœur Elle te balance « j’sais bien qu’tu vises pas aussi haut mon p’tit branleur » Son humour te bloque les roues comme un frein à mains de Juguar Maint’nant elle a envie d’un sandwich au resto de la gare T’oses pas lui dire non t’as bien trop peur qu’une telle princesse se vexe Et c’est le deuxième excès de vitesse dans l’avenue Duralex En voiture comme en amour t’en as marre de perdre des points Comme t’es en récidive l’argent te dit que ce sera trois en moins En plus t’es dans une ville où y’a jamais de place près de la gare Le mieux c’est encore d’aller prendre un verre chez Edgar En amour comme en voiture les pauses sont souvent le début du pétrin Tu bois (et) tu oublies qu’on a changé les règles du quotidien Avec un brave député tout PV sautait dans l’heure Quand t’ouvrais un cœur c’était pour une vie d’vrai ou faux bonheur T’as compris dès qu’t’as vu les gyrophares qu’t’allais souffler dans l’ballon Ils t’ont demandé ton permis et t’ont juste dit « confiscation » Elle a appelé un taxi et t’a traité d’pauvre imbécile La fourrière emmenait déjà ta Renault (voiture – Twingo) quand elle t’a lâché ce missile Tu pensais déjà l’inscrire comme co-conductrice Mais pauvre vieux c’était qu’une petite auto-stoppeuse Monté avec toi parce que t’allais dans la bonne direction Selon Saint Ex s’aimer c’est regarder dans la même direction Saint Exupéry se souciait déjà des bonnes directives J’y pense parfois quand je me sens complètement à la dérive J’ai même plus un seul point pour continuer le voyage La durite a explosé et j’ai le visage en nage On croit que la voiture ça fait de nous des reines et des rois Un jour on découvre qu’on peut tout simplement aller marcher dans les bois Le matin un petit footing et traîner le soir très tard D’abord on marche seul puis on croise des tonnes de regards En amour comme en voiture ivresse et vitesse nous sont fatals Les grands voyages font d’la pollution pour voir qu’du banal En amour comme en voyage j’m’en réfère à Confucius Et pour mes plus grandes virées je fais confiance au bus Parodie de chanson - durée 03:39 Œuvre originelle : Les voyages en train (GRAND CORPS MALADE) - T-004.902.537 Compositeur SEGUY Nicolas - Auteur MARSAUD FABIEN Editeur ANOUCHE PRODUCTIONS - Interprete GRAND CORPS MALADE Auteur : Stéphane TERNOISE à retrouver pour la rentrée littéraire numérique 2011 (contact via ternoise.net pour toute utilisation de ce texte). Ajouter un commentaire ou votre réponse -COM2-- le 24 décembre 2011 à 15 : 39 par pAbcFZEp : Geez, that's unbeleilvabe. Kudos and such. -COM1-- le 13 septembre 2011 à 12 : 25 par patricia : j'aime Grand Corps Malade mais votre version est vraiment encore plus super |